La culture mérite mieux que des petites phrases polémiques entre le MR et Les Engagés

La culture mérite mieux que des petites phrases polémiques entre le MR et Les Engagés. Pour le PS, il est temps de se préoccuper des défis auxquels sont confrontés les acteurs culturels et du soutien dont ils ont besoin.
Depuis plusieurs mois, la majorité MR-Les Engagés se perd dans un ballet de déclarations contradictoires sur la culture. D’un côté, le MR multiplie les attaques contre le financement public, remet en cause l’indépendance des artistes, oppose les différentes formes de culture. De l’autre, les Engagés jouent les pompiers, tout en admettant leur impuissance à faire taire ces remises en question.
Dans un contexte international où les démocraties sont fragilisées, et alors que les artistes et opérateurs culturels font face à des bouleversements économiques, sociaux et technologiques majeurs, il est urgent de remettre un cap.
C’est pourquoi le PS prend l’initiative politique d’un texte fort, déposé ce jour au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (texte en pièce jointe), pour réaffirmer les fondements du soutien à la culture et de la liberté d’expression de ses acteurs.
« Les politiques culturelles ne sont pas le fruit de lubies élitistes. Elles sont le résultat de décennies de concertation, de débats démocratiques et de textes votés par toutes les familles politiques », rappelle la députée socialiste Anne Lambelin, à l’origine de la démarche. « Il est temps de sortir des clichés et des petites phrases pour repartir des fondamentaux. »
Le texte affirme que la culture a besoin d’un investissement public fort, seul à même de garantir une offre diversifiée et accessible, de soutenir l’emploi artistique et d’assurer une juste rémunération des artistes. Il insiste également sur l’importance d’une gouvernance construite avec les acteurs de terrain, les experts, les fédérations et les associations, à l’abri des conflits d’intérêts et des logiques partisanes. Enfin, il rappelle que l’indépendance des créateurs et la liberté d’expression ne sont pas négociables.
Nos artistes, nos institutions, nos associations ont besoin d’un cap clair et de stabilité. Le gouvernement, qui devrait constituer un rempart pour défendre le secteur, ne joue plus ce rôle. Les querelles stériles sur la légitimité de la culture brouillent le débat public et empêchent d’aborder les véritables défis.
« Pendant ce temps, on ne trouve plus l’espace pour débattre des vrais enjeux avec le secteur : comment les soutenir face à l’inflation et aux géants du numérique ? Comment renforcer la démocratie culturelle ? Comment améliorer la rémunération et les conditions de travail des artistes ? Comment aider les associations à continuer à faire vivre l’éducation à la citoyenneté face à la montée des populismes ? », déplore Anne Lambelin. « Ce sont ces débats que nous devrions mener aujourd’hui. »
Ce signal politique du PS intervient dans un contexte de grande inquiétude du secteur culturel. Ce mardi, la députée Christie Morreale a d’ailleurs interpellé en séance plénière la Ministre-Présidente sur la réforme du chômage fédérale, qui menace directement le statut de l’artiste. Si le projet du ministre Clarinval était appliqué, plus de 8.000 artistes pourraient perdre leurs droits à une protection sociale adaptée à la réalité de leur métier. « Ce serait un véritable séisme pour le secteur », a alerté Christie Morreale. Cette réforme appelle une réaction ferme et urgente de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
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