Le PS veut faire de la Fédération Wallonie-Bruxelles une « terre d'accueil » pour la recherche et les scientifiques menacés par Trump

Le PS veut faire de la Fédération Wallonie-Bruxelles une « terre d'accueil » pour la recherche et les scientifiques menacés par Trump.
Face aux attaques sans précédent contre la recherche scientifique menées par l’administration Trump aux États-Unis, le groupe PS au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles dépose une proposition forte : faire de notre Fédération une “terre d’accueil” pour les chercheurs et chercheuses menacé·e·s.
Depuis le retour de Donald Trump à la présidence, les États-Unis connaissent un inquiétant démantèlement des libertés académiques. Des organismes majeurs comme la NASA (National Aeronautics and Space Administration), l’USAID (United States Agency for International Development) ou les NIH (National Institutes of Health) voient leurs financements amputés. Les chercheurs·euses sont censuré·es, licencié·es, empêché·es de publier ou de participer à des colloques internationaux. De simples mots comme “diversité”, “genre” ou “inclusion” peuvent suffire à faire rejeter un projet de recherche. C’est une attaque directe contre l’autonomie des sciences, contre l’intelligence collective, contre la démocratie.
Pour le groupe PS, il est de notre devoir de réagir. “Le savoir scientifique est un bien commun. Il ne peut être soumis à une idéologie. Dans ce contexte, il est de notre responsabilité, en tant que Fédération attachée à la liberté académique, de renforcer notre recherche et de s’ouvrir à celles et ceux qui en sont aujourd’hui privé·es”, déclare Martin Casier, chef de groupe PS au Parlement. Docteur en astrophysique, il est aussi assistant à l’Ecole Polytechnique de l’ULB.
Le PS appelle à un front démocratique pour la liberté scientifique. Le texte déposée par le groupe socialiste réaffirme que la recherche scientifique constitue un pilier essentiel de nos sociétés démocratiques. Il appelle la Fédération à marquer publiquement son soutien au mouvement “Stand up for Science”, à se déclarer comme une “terre d’accueil” pour les scientifiques contraints à l’exil par la politique de l’administration Trump ainsi qu’à soutenir nos chercheurs impactés par ces attaques.
Les socialistes demandent que la Fédération collabore avec les universités et le FRS-FNRS pour identifier les moyens d’accueil existants, faciliter les démarches des chercheurs visés, et promouvoir activement les postes disponibles. Ils demandent par ailleurs le renforcement des dispositifs d’accueil déjà existants, comme les mandats d’impulsion scientifique destinés notamment aux chercheurs·euses étrangers.
Cette actualité est aussi l’occasion pour le groupe socialiste d’alerter sur les mesures de définancement de la recherche également en cours Belgique à tous les échelons et qui fragilise l’excellence de notre recherche. Le PS appelle donc à la protection des budgets de la recherche, tant en FWB que dans les politiques régionales, en sciences exactes et humaines. Enfin, le groupe PS propose que les autorités de la Fédération interviennent auprès des autorités américaines, fédérales et européennes, pour rappeler l’importance de la liberté académique et encourager la mise en place d’un plan européen d’urgence pour la science.
Au-delà d’un devoir de solidarité, il s’agit aussi d’une opportunité pour notre Fédération : attirer des chercheurs de talent, renforcer nos pôles universitaires, nourrir nos débats démocratiques. Ce combat pour la liberté de la science dépasse les frontières. Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles doit y prendre toute sa part.
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Frédéric Masquelin
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