Enseignement supérieur : une étudiante sur deux victimes de violences sexistes, sexuelles ou de harcèlement sur les campus. Le PS propose des mesures concrètes et immédiates pour mettre fin à ces comportements !

Chaque année, le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, est l'occasion de rappeler les inégalités persistantes et de mettre en lumière les actions nécessaires pour faire avancer les droits des femmes.
Les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur sont une réalité alarmante. Selon l’étude Behaves, 27 % des étudiant·es déclarent avoir été victimes de harcèlement sexiste, 14,9 % de comportements sexuels non désirés et 56,1 % de harcèlement moral.
A l’heure actuelle, aussi étonnant que cela puisse paraitre, il n’existe aucun cadre légal contraignant pour lutter efficacement contre ces violences dans nos universités, hautes écoles et Ecoles Supérieures des Arts. Elles ne disposent pas d’outils suffisants pour lutter efficacement contre ces violences.
Le Parti Socialiste se mobilise face à la recrudescence de ces violences. Les député(e)s demandent que des mesures concrètes et contraignantes soient mises en place rapidement pour lutter, dans l’ensemble des établissements de la Fédération Wallonie-Bruxelles, contre ce fléau.
Une réponse politique
La proposition de décret déposée par les socialistes ce 6 mars au Parlement de Fédération Wallonie-Bruxelles vise à rendre obligatoires, dans chaque établissement :
Un service indépendant d’accompagnement et de soutien aux victimes
Une procédure de signalement efficace et indépendante menant à des sanctions
Un plan de lutte stratégique obligatoire contre les violences sexistes et sexuelles
L’intégration des VSS dans les règlements disciplinaires des établissements
Des formations obligatoires pour le personnel et les étudiant·es
Une cellule externe de contrôle et un recours pour les victimes
Une mobilisation citoyenne et politique
En parallèle du dépôt de ce décret, le PS lance une pétition en ligne pour mobiliser les citoyen.ne.s et réclamer ces mesures indispensables. L’adresse de la pétition : https://www.ps.be/vss-campus
La semaine du 10 mars, des actions de sensibilisation seront organisées sur les campus avec des élus et des jeunes pour encourager la signature de la pétition et maintenir la pression.
Pour Valérie Dejardin, députée PS, "Nous ne pouvons plus accepter que les établissements ferment les yeux sur ces violences. Notre texte donne enfin un cadre légal clair et contraignant pour protéger les victimes et prévenir ces actes inacceptables. Le 8 mars est l’occasion de rappeler que les inégalités et les violences persistent. Ce texte est une avancée concrète pour faire des campus des espaces sûrs pour toutes et tous."
Contact presse :
Frédéric Masquelin
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